M.M. Imad Jawad Moussa
Méthodes de protection contre le crime de chantage électronique
Methods of protection from the crime of electronic blackmail
M. M. Emad Jawad Moussa
emad.jawad@uoanbar.edu.iq
Pour se protéger contre le crime de chantage électronique, il y a deux aspects. Le premier consiste à être vigilant et prudent face à tout problème auquel une personne pourrait être confrontée ou qu'elle pourrait anticiper, et cela est appelé l'aspect préventif. En raison de la propagation du phénomène de violation de la vie privée via les réseaux sociaux et du chantage électronique de manière alarmante, ainsi que de l'augmentation des escrocs et de la multitude de programmes de piratage électronique, il incombe à l'individu de prendre garde à ne pas tomber dans le piège du chantage afin d'éviter les dangers de cette opération. Cela implique d'éviter toute action qui pourrait l'exposer à ce problème, comme s'abstenir de prendre des photos lors d'événements privés, en particulier ceux contenant des images familiales, ainsi que de ne pas accorder une confiance excessive à certains amis, peu importe la force de l'amitié entre eux, et de nombreuses autres mesures doivent être prises pour prévenir ces crimes.
Le second aspect concerne la méthode adoptée par la victime pour traiter avec le chantage, et cela est appelé l'aspect curatif. Cela se manifeste par des étapes que la victime doit suivre pour interagir avec le chantage, en gardant son calme pendant le processus de chantage, en retardant les réponses au chantage pour obtenir des informations documentées de toutes les conversations et en les enregistrant pour obtenir des preuves contre le chantage, en bloquant le compte du chantage et en coupant tout contact avec lui afin de ne pas commettre une erreur plus grave, qui serait de céder à ses demandes, ce qui compliquerait davantage la situation.
Et la victime en cas de chantage doit prendre les mesures suivantes :
- Tout d'abord, elle doit supprimer tout contenu, photo, vidéo ou information sensible supplémentaire que le criminel pourrait atteindre et qui pourrait renforcer la gravité du crime ou soutenir le criminel et accroître son contrôle ou sa domination ou réussir ses plans.
- Si le criminel ne possède aucune information sur la victime, ne pas se laisser entraîner par ses paroles et ne pas lui donner d'informations réelles ou de comptes sociaux, que ce soit Facebook, Twitter, Instagram ou autres, ou des numéros de téléphone, mais essayer de tromper et de brouiller les informations.
- Si le criminel est connu et identifiable, essayer de rassembler le plus d'informations possible à son sujet, sur ses comptes sociaux et ses numéros de téléphone, ou des informations sur les comptes de ses proches ou amis et les conserver afin de les fournir aux autorités officielles. Cette démarche aide à révéler la nature du criminel et facilite la possibilité de le retrouver.
- Ne pas céder ou communiquer avec le chantage sous aucun prétexte, et cela est considéré comme une option positive si nous faisons croire au criminel que la connexion Internet ne fonctionne pas de manière continue à la maison, ou que le forfait de données du téléphone est sur le point de se terminer, par exemple.
- Ne pas payer de somme d'argent ou répondre à aucune demande du criminel, peu importe le coût, mais agir avec sagesse et intelligence, et retarder autant que possible tout en brouillant la connexion Internet et en la coupant de temps en temps.
- Couper toute communication vocale avec le criminel, et essayer de le pousser à envoyer des messages vocaux ou à enregistrer ses menaces de manière audio sans parler avec lui si possible, ce qui pourrait aider à identifier rapidement le criminel et à résoudre le problème, et cela pourrait devenir un moyen de pression sur le chantage et le forcer à se retirer sans atteindre ses objectifs.
- Conserver tous les contenus que le criminel a précédemment envoyés à la victime, et ne supprimer aucun d'eux, que ce soit des photos ou des vidéos, même s'ils sont embarrassants.
- Il est nécessaire de communiquer avec les autorités locales au début et de les contacter, même par téléphone, pour obtenir des conseils et des orientations importantes, et par leur intermédiaire, coordonner avec les services de sécurité dans l'autre pays pour arrêter le criminel, en vertu de l'accord d'extradition des criminels. En cas d'absence d'accords à cet égard, il est possible de se rendre à l'ambassade du pays dont le criminel est citoyen, qu'il soit identifiable ou non. Si la victime ne parvient pas à obtenir suffisamment d'informations sur le pays du criminel ou sa nationalité, le recours à l'expertise des autorités de sécurité reste la meilleure option, car elles sont le garant de la sécurité des citoyens et possèdent une vaste expérience dans le traitement de milliers de cas de chantage.
En conclusion, nous demandons à Dieu, le Tout-Puissant, de nous éloigner, vous et nous, de tout mal, car Il est Auditeur et Répondeur.



